Der Red Max – Chapitre 1 – Le bâti moteur

Aujourd’hui, je commence le montage de la Der Red Max ! Et on débute par le bâti moteur.

La Der Red Max d’Estes sur Amazon.

Le bâti moteur est crucial. De son alignement dépendra la trajectoire de la fusée. Et pour faire au mieux, je vais scrupuleusement suivre les instructions.

Pour cette étape, il vous faut : de la colle à bois ( de la colle blanche ), un scalpel, un pinceau pour étaler la colle, un chiffon pour nettoyer la colle en surplus et un propulseur vide ou un support de micro-fusée pour ce diamètre de propulseur ( Vous pouvez en télécharger un gratuitement ici pour l’imprimer )

Mais avant, on commence par tracer l’emplacement du crochet de rétention du propulseur et celui la bague qui va venir le tenir en place. Je vous conseil de décaler vos marques de manière à voir celle de positionnement de la bague une fois le crochet en place. Puis, grâce au scalpel de modélisme ( avec une lame neuve acheté sur Amazon ) je suis venu découper une fente de 3mm. Je me suis aidé du crochet pour être certain que la longueur soit bien parallèle aux bords du tube.

Le seul bon conseil ici est : Patience ! passez plusieurs fois avec le scalpel. En appuyant trop fort, vous déformeriez le tube du bâti moteur.

Ensuite, j’ai étalé de la colle pour la bague de maintient du crochet en m’aidant de la marque faite précédemment. J’ai placé la bague, et j’ai essuyé l’inévitable surplus de colle blanche.

C’est le même traitement pour la bague de carton jaune qui vient à l’intérieur du tube en butée contre le retour du crochet. Pour l’aligner correctement, un propulseur vide ou le support de micro-fusée va grandement vous aider !

Pour l’étape suivante, j’ai découpé les anneaux de centrage du bloc de propulseur avec le scalpel. Leur placement est critique pour le bon fonctionnement de notre Der Red Max : Prenez votre temps pour les ajuster.

Reste à étaler de la colle autour des liaisons en carton pour un bon maintient et à laisser sécher jusqu’au lendemain !

Voilà pour le bâti moteur qui est prêt à en découdre avec la pression d’un décollage !

Der Red Max – Intro

Der Red MAx - Intro

Le Der Red Max d’Estes ( n° 0651 ) est un modèle que j’ai toujours trouvé super classe. Entre ses proportions et ses allures de fusée pirate, elle me faisait déjà rêver quand j’étais gamin.

Et oui, la Der Red Max ne date pas d’hier ! La première version « Red Max » faisait parti d’un kit sorti en 1971 ( cf. le catalogue Estes d’époque ) et à été ré-édité en 2007.

S’informer avant de commencer

D’autres personnes ont déjà documenté leur choix et leur modifications sur la construction de ce modèle. Avant de démarrer, j’ai fait un tour sur Rocketreviews et j’ai trouvé plusieurs articles de blogs sur le sujet. Dont celui-ci, où il nous explique qu’il trouve les guides de décollage un peu petit et le lien au parachute beaucoup trop court.

Malgré mes recherches, je n’ai rien trouvé sur la longueur de corde idéale pour attacher le parachute. Voilà une question de plus ! Quant aux guides de décollage, plus ils sont petits, moins ils créent de résistance à l’air. Je ne vais donc rien toucher au modèle de base.

Les composants

Les composants de la Der Red Max
Descriptionréf. constructeurPoids
Tube du corps de 21,55 mm diamètreBT-6011g
Nez coniquePNC-60AH20g
Bague mylar( pout le bloc propulseur )
Support propulseur3.5″ BT-20 – L = 8,89 cm
Bague de butée moteur( pour le bloc propulseur )
Crochet de propulseur( pour le bloc propulseur )
Cosse de lancement1/8″ Launch lugs
ParachuteParachute 18″ = 45,7 cm
Attache parachute élastiqueL = 60 cm
Les instructions…
2 gabarits de centrage en carton

Le modèle Openrocket

J’ai d’abord téléchargé le fichier Rocksim que j’ai trouvé sur Rocketreviews et je suis tombé sur quelque incohérences entre le poids des composants du fichier du simulateur et ceux de mon modèle. Je mettrai donc à jour le fichier openrocket au fur et à mesure.

Estes Exocet MM-38

A faire de l’archéologie de micro-fusées, on fini par retrouver de vieux modèles. Et c’est comme ça que j’ai remis la main sur un Estes Exocet mm-38 en parfait état de conservation.

L'exocet mm-38 d'Estes

Je trouve ce modèle génial. Il a été produit par Estes entre 1986 et 1989 sous le numéro de kit 1925. J’ai le souvenir d’un très bon vol en l’équipant avec un C6-4.

C’est une copie d’un missile anti-navire dans sa version mer-mer ( le « MM » donc ) fabriqué par Aerospatiale. Un peu d’infos historiques sur wikipedia, permet de récolter l’inspiration pour la conception du modèle.

Il existe d’autre marques qui ont édités des modèles de l’exocet tel que Aardvark et Binder design mais à des échelles différentes qui nécessiteront des propulseurs bien plus puissants et pas autorisés ( ou pas couvert… ) par la réglementation française.

Pour la conception… sans le kit

Les instructions téléchargeables en pdf sur le site d’Estes devraient permettre de refaire le modèle. On peut retrouver les côtes grâce à la liste des différentes parties et ce document qui fait la correspondance entre les noms des composants et les tailles. Pour les plus pressé d’entre vous, voici la liste des composants ci-dessous. Quant aux côtes des ailerons, elles peuvent être trouvés ici.

réf. ESTESLongueurEpaisseurdiam. int.diam. ext.
Engine mount tubeBT-20J69,850.3318,0318,69
engine hookEH-2
engine blockAR-520
adapter ring setTA-1327
shock cord mount
Body tubeBT-55457,200,5332,5933,55
Body tube marking tube
Balsa fin sheettélécharger
Launch lugLL-2A
Nose conePNC-55 EXtélécharger
Clay balance weightpas utile avec le nez imprimé en 3D
ParachutePK-12A
Shroud lineSLT-T2
Tape disc setTD-3F
DecalKD-1925

En ce qui concerne l’ogive, j’ai préparé un fichier .stl à télécharger qui correspond au modèle PNC_55-EX de la liste des composants. Bien sûr, ça nécessite une imprimante 3D, mais j’ai essuyé les plâtres pour vous, puisqu’il rentre avec la tolérance adéquat dans le tube. Ce nez de fusée est fait d’une belle courbe tangentielle qui pourra être utilisée dans d’autre de vos projets.

Dans la version originale, le nez était lesté pour atteindre 22 grammes et … c’est justement le poids qu’il a dans sa version imprimé en PLA. La version en PET est un peu plus légère avec un poids de 16 grammes, ce qui nécessitera de le lesté pour déplacer le centre de gravité.

Le fichier .stl est disponible en téléchargement ci-dessous :

Ailleurs autour de l’exocet.

D’autre semblent s’y être déjà attaquer d’après ce que j’ai pu lire sur ce sujet du rocketeryforum datant de Mai 2017. Leur modèle de l’ Estes Exocet mm-38 est particulièrement classe, je vous invite à y jeter un coup d’oeuil.

Si vous faite le montage de cette version miniature du missile, ça m’intéresse beaucoup ! Donc n’hésitez pas à poster un lien dans les commentaires.

Pour aller plus loin

Tout d’abord, il y a la fiche d’information sur Rocketreviews.com et le fichier openrocket télécheargeable sur le rocketryforum.

Et plus largement sur le côté historique du sujet, ce livre : « Lextraordinaire aventure de l’Exocet » édité en 1988 et paru aux éditions de la Cité. Voici le lien sur Amazon pour les plus curieux d’entre vous.

Et pour terminer..

Malgré de nombreux vols, et après 30 ans d’inactivité elle reste ( presque ) prête à décoller !

Un article quelque peu historique donc pour cette fois. J’espère qu’il vous aura donné envie ! Dans tous les cas, merci de l’avoir lu jusqu’au bout et je vous dit à très bientôt pour la suite du parcours.

Un support de présentation pour microfusées

Parcequ’il n’y a pas de raisons ! « tout le monde » le fait… Astromo.space à maintenant lui aussi son support de présentation de microfusées. J’ai profité de l’accès à une imprimante 3d pour palier à ce manque impardonnable.

Suite à la redécouverte du modèle Estes Exocet mm-38 ( cf. cet article ) j’avais besoin d’un support pour prendre ma trouvaille en photo. Après un tour sur les sites qui proposent des fichiers à télécharger pour imprimantes 3D – tel que thingiverse.com – Je me suis demandé comment en faire un moi-même… Et le mal était fait.

Après une fiévreuse recherche de logiciel de conception gratuit, je suis tombé sur tinkercad.com qui met à disposition des fonctionnalités de base pour la conception d’objets 3d simples. Il est très bien fait, permet des opérations de modelage de base tel que la différence entre plusieurs formes. Bien pratique pour modéliser un objet sans connaissances particulières.

Et me voilà donc parti à dessiner ce petit support pour microfusées pour le blog de l’astromodéliste.

Je vous met le fichier à télécharger ici

Puis un petit tour dans l’application gratuite CURA pour préparer le modèle 3d et configurer l’imprimante. Suite à ça, c’était parti pour 4h30 d’impression en PLA ( un plastique d’acide polylactique… à vos souhait )

Un poil futuriste, ne demandant pas trop de matériaux, je le trouve idéal pour mon utilisation. Normal me direz vous… Alors, si vous, vous l’utilisez, n’hésitez pas à me laisser un mot dans les commentaires pour me dire ce que vous en pensez ! à bientôt pour la suite du parcours.

Des Moteurs à poudre pour la Delphinus

J’ai reçu les premiers moteurs pour la Delphinus : Ces sont des Klima, une marque de plus dans le monde de l’astromodélisme. Bien sûr j’ai pris les moins puissants possible en suivant les prérogatives du « Premier vol » sur le doc de la fusée.

  • Un C6-0 pour le 1er étage
  • Et un A6-4 pour le second

.. Pour expliquer les références des moteurs, j’ai mis la main là-dessus sur le site d’Estes:

Explication des références de moteurs de micro-fusées

  • La lettre indique l’impulsion totale ou la puissance totale délivrée par l’engin. Chaque lettre succédente a deux fois la puissance de sa précédente. Par ex: C est 4x plus puissant que A.
  • Le deuxième chiffre correspond à la force de poussée moyenne du moteur en Newton.
  • Le dernier chiffre correspond au temps d’attente, en secondes, entre la fin de la phase de propulsion et la mise à feu de la charge d’éjection du parachute. Un chiffre de « 0 » signifiant qu’il n’y a pas de délai pour la charge d’éjection, donc ils sont fait pour les booster de 1er étage.
Dès réception des moteurs : Mise en boîte et en sécurité

Et de la part de Klima, j’ai trouvé ce document là :

Qui nous donne toutes les infos d’un coup :
( Téléchargeable sur le site de Klima. )

C’est fait de quoi ?

D’après la doc que j’ai pu trouver sur les moteurs, ils font 17,8 mm de diamètre pour 70 mm de long. Le contenu explosif est souvent fait de Nitrate de Potassium et de Soufre mais rien à ce sujet dans la documentation.

Encore une idée de sujet à traiter pour une suite 🙂

Klima : Delphinus. Une première microfusée

On recommence doucement… J’ai choisi une « ready to fly » ( une « prête à voler » donc..) de chez Klima à 2 étages : La Delphinus.

Ces modèles sont très simple à monter, notamment avec des ailerons en plastique qui ne nécessitent pas de collage. Il y a même un système de déviation des gaz d’éjection du parachute pour éviter que ce dernier ne brûle.

Je vous met aussi le lien vers la micro-fusée sur Amazon ICI

Avant de commencer, j’ai jeté un coup d’oeuil à la page wikipédia sur le sujet. Peut de sources de citées : Il est noté que l’on ne peut utiliser que des propulseurs de type A,B, ou C en France et que la distance de sécurité est de 30 mètres… Quelque soit le type de propulseur utilisé. Il existe une associaton ( TRIPOLI Southern France ) qui tire des fusées bien plus grosses…. Mais en dehors du territoire français.
Je vais donc chercher des informations un peu plus complètes sur le sujet et j’en parlerai dans un prochain post.

Le montage.

Avec des parties en plastiques, le montage est d’une très grande facilité. Les instructions sont simples et claires. ( Ici sur le site du constructeur ), en moins d’un après-midi c’était fait. J’ai renforcé le support moteur en mettant une couche de colle blanche supplémentaire et je vais de ce pas commander une série de propulseurs.

La colle blanche sur les contours du support du propulseur pour consolider un peu la bête.

Un peu de peinture blanche et elle sera paré au lancement !